La Création d'Adam est l'une des neuf fresques inspirées du livre de la Genèse, peintes par Michel-Ange sur la partie centrale de la voûte du plafond de la chapelle Sixtine, dans les musées du Vatican à Rome, commandée par le pape Jules II. Elle constitue la quatrième histoire de cette série de neuf, précédée par La Séparation des terres et des eaux, et suivie par La Création d'Ève. Bien qu'évoquée relativement tôt dans la Genèse, donc dans la séquence des fresques ornant la voûte, La Création d'Adam n'a été achevée par Michel Ange que tardivement, vers 1511, alors que l'exécution de la voûte centrale dura de 1508 à 1512.
La Création d'Adam est une illustration du texte biblique du livre de la Genèse : 1, 26-27 : « Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa »[1]. L’œuvre est particulièrement célèbre par le détail dans lequel l'index de Dieu, rejoignant celui d'Adam sans le toucher, donne vie à l'Homme[2].
C'est l'épisode le plus célèbre de la chapelle Sixtine et l'une des icônes les plus célèbres et célébrées de l'art universel, le sujet d'innombrables citations, hommages et parodies.
Guernica est une peinture de l'artiste espagnol Pablo Picasso, une de ses œuvres les plus célèbres et un des tableaux les plus connus au monde[2],[3],[4],[5].
Picasso réalise cette huile sur toile de style cubiste entre le 1er mai et le 4 juin 1937, à Paris, en réponse à une commande du gouvernement républicain de Francisco Largo Caballero pour le pavillon espagnol de l'Exposition universelle de Paris de 1937.
Cette toile monumentale est une dénonciation engagée du bombardement de Guernica, qui venait de se produire le 26 avril 1937, lors de la guerre d'Espagne, ordonné par les nationalistes espagnols et exécuté par des troupes allemandes nazies et fascistes italiennes. Le tableau de Picasso, qui fut exposé dans de nombreux pays entre 1937 et 1939, a joué un rôle important dans l'intense émotion suscitée par ce bombardement et par la guerre d'Espagne ; véritable manifeste politique, il a acquis rapidement une grande renommée et une portée politique internationale, devenant un symbole de la dénonciation de la violence franquiste et fasciste, puis de l'horreur de la guerre en général.
Conservée pendant toute la dictature franquiste aux États-Unis, à la demande de Picasso, cette œuvre a été transférée en 1981 en Espagne, où elle est conservée depuis 1992 au musée Reina Sofía à Madrid[6].
La liberté guidant le peuple
La Naissance de Vénus (italien : Nascita di Venere [ˈnaʃʃita di ˈvɛːnere]) est un tableau de Sandro Botticelli, peint vers 1482-1485 et conservé à la galerie des Offices. Il a été peint selon la technique de la tempera. Il représente la déesse Vénus arrivant sur le rivage après sa naissance.
Cette œuvre était révolutionnaire à l'époque, car elle présentait un corps nu sans aucune justification religieuse, ainsi qu'un thème mythologique issu de la culture gréco-romaine antérieure au christianisme. Son interprétation est liée à l'Académie platonicienne de Florence, un cercle intellectuel parrainé par la famille Médicis qui s'est consacré aux domaines de la philosophie, de la littérature et de l'art. La signification est liée au néoplatonisme et à la formulation par Marsilio Ficino d'un concept idéalisé de l'amour où la figure de Vénus est divisée en deux versions complémentaires, la Vénus céleste et la Vénus terrestre, symbolisant l'amour spirituel et l'amour matériel, théorie dérivée du Banquet de Platon.
L'inspiration du sujet de Botticelli peut être trouvée dans des sources littéraires telles que les œuvres classiques d'Ovide et, surtout, Angelo Poliziano (Ange Politien), membre de l'Académie platonicienne de Florence, qui, dans son ouvrage Stanze per la Giostra (1494), décrit en vers la naissance de Vénus. Cette œuvre est consacrée à l'amour impossible professé par le noble Julien de Médicis pour la belle et vertueuse Simonetta Vespucci, qui a servi de modèle à la figure de Vénus. Il se peut que le tableau ait été commandé par Lorenzo di Pierfrancesco de Médicis, cousin de Laurent le Magnifique, selon un commentaire de l'historien de la Renaissance Giorgio Vasari, mais aucune preuve documentaire ne l'atteste, de sorte que le commanditaire et la date exacte demeurent inconnus.
Le tableau montre un paysan debout à côté de sa fille célibataire[4] devant une maison en bois. La façon dont les personnages sont peints, au premier plan de manière frontale, évoque un style de photographie propre à l'Amérique du XIXe siècle.
À gauche, la femme est vêtue d'une robe noire à col claudine blanc et d'une blouse marron à imprimé colonial imitant le style traditionnel américain d'époque. Sa tenue est agrémentée d'une broche ornée d'un camée orangé. La bouche pincée et les rides apparentes à la commissure de ses lèvres révèlent une certaine amertume[5]. Elle paraît sombre et soucieuse. À droite, un homme plus âgé regarde droit devant sévèrement à travers des lunettes rondes[5]. Son visage allongé, sa calvitie avancée, ses sourcils en accent circonflexe et sa fine bouche lui confèrent un air austère[5]. Il porte une chemise sans col à fines rayures vertes, une salopette en denim sous une veste noire et brandit avec raideur, de sa main droite, une fourche à trois dents[6]. Au-dessus de son épaule gauche, une grange rouge est partiellement visible[5].
Au centre de la peinture se dresse la célèbre maison avec sa fenêtre haute néo-gothique qui surmonte une terrasse abritée par un auvent reposant sur de frêles colonnes. À travers la fenêtre, on distingue un rideau brodé. Derrière la maison, en arrière-plan, on aperçoit des arbres ronds plutôt naïfs[5].
La peinture souligne la verticalité associée à l'architecture gothique. La fourche à trois dents trouve un écho dans les coutures de la salopette, la fenêtre gothique et la structure du visage de l'homme.
Malgré son apparente simplicité la peinture ne laisse pas indifférent le spectateur captivé par le regard des personnages.
C'est une des images les plus connues de l'art américain du XXe siècle, et elle est souvent parodiée dans la culture populaire américaine.
La jeune fille à la perle
La Jeune Fille à la Perle est le tableau plus célèbre de Vermeer. Il ne s’agit pas d’un portrait, mais d’un « tronie », un personnage imaginaire. Les tronies représentent certains types, ou personnages, comme cette jeune fille vêtue d’une robe exotique, portant un turban oriental et, à son oreille, une perle d’une taille peu vraisemblable.
Johannes Vermeer était le maître de la lumière. On peut le voir ici dans la douceur du visage de la jeune fille, les éclats de lumières sur ses lèvres humides et, bien sûr, dans la perle qui brille.
La Joconde est le portrait le plus célèbre au monde. L’identité du modèle est régulièrement remise en question, mais on admet généralement qu’il s’agit d’une dame florentine, prénommée Lisa, épouse de Francesco del Giocondo. Le nom Giocondo a été très tôt francisé en La Joconde.
Mais en Angleterre ou aux Etats-Unis, on préfère l’appeler par son prénom : Mona Lisa . En France, si on veut aussi l’appeler de cette façon, il faut bien mettre deux n à Monna et non un seul comme le font les Anglais : Monna Lisa. Car Monna est en fait l’abréviation du mot italien « Madonna » qui signifie « Madame » et qui comporte bien deux n. En plus, “Mona” avec un seul “n” peut être un gros mot en italien ! Deux bonnes raisons de l’ écrire “Monna” !
Monna Lisa veut dire en fait « Madame Lisa » ou en version abrégée « Dame Lisa ».
Pourquoi est elle dans un musée français alors que son auteur est italien ?
C’est probablement entre 1503 et 1506 que Francesco del Giocondo commande le portrait de sa jeune épouse à Léonard de Vinci qui réside alors à Florence. Mais il ne l’a certainement jamais eu en sa possession. En effet, Léonard, invité à la cour de François Ier en 1517, l’emporte sans doute avec lui en France où il meurt deux ans plus tard au Clos Lucé, à Amboise. Le tableau est vraisemblablement acheté par François Ier lui-même, qui admire « le sourire quasi divin » de la dame. Il devient rapidement par la suite une œuvre emblématique des collections françaises.
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Dès son arrivée à Arles, le 8 février 1888, la représentation des "effets de nuit" constitue une préoccupation constante pour Van Gogh. En avril 1888, il écrit à son frère Théo : "Il me faut une nuit étoilée avec des cyprès ou, peut-être, au-dessus d'un champ de blé mur". En juin, c'est au peintre Emile Bernard qu'il confie : "Mais quand donc ferai-je le Ciel étoilé, ce tableau qui, toujours, me préoccupe" et, en septembre, dans une lettre à sa soeur, il évoque le même sujet : "Souvent, il me semble que la nuit est encore plus richement colorée que le jour". En ce même mois de septembre, il réalise enfin son obsédant projet.
Il peint d'abord un coin de ciel nocturne dans La terrasse d'un café sur la place du forum à Arles (Otterlo, Rijksmuseum Kröller-Muller). Puis cette vue du Rhône où il transcrit magnifiquement les couleurs qu'il perçoit dans l'obscurité. Les bleus dominent : bleu de Prusse, outremer ou de cobalt. Les lumières à gaz de la ville brillent d'un orange intense et se reflètent dans l'eau. Les étoiles scintillent comme des pierres précieuses.
Quelques mois plus tard, alors qu'il vient d'être interné, Van Gogh peint une autre version du même sujet : le Ciel étoilé (New York, MoMA), où s'exprime toute la violence de sa psychologie troublée. Les arbres prennent la forme de flammes alors que le ciel et les étoiles tourbillonnent dans une vision cosmique. Dans La nuit étoilée, la présence d'un couple d'amoureux au bas de la toile renforce l'atmosphère plus sereine du tableau conservé au musée d'Orsay.
La Grande vague de Kanagawa
Cette estampe japonaise est célèbre pour son contraste saisissant. Elle oppose la force brute et éphémère de la vague à la silhouette immuable du Mont Fuji en arrière-plan. C'est un symbole de la vulnérabilité humaine face à la puissance de la nature.
Dans cet autoportrait, le maître de l'impressionnisme se représente avec sa barbe emblématique et son chapeau. Plutôt que de détailler ses traits, Monet utilise des touches de couleur rapides et visibles pour capturer la lumière et son propre caractère avec une grande modernité.